C’est pour quand les quadistes sur les chemins publics au Québec ? Bonne question !
Oui en ce matin du 18 Mai 2025 avec un bon café chaud on aimerait souhaiter la bienvenue à tous nos amis (ies) quadistes, homme ou femme qui roulent en sentiers fédérés !
Oui ce matin vous pouvez lire notre 205 ième chronique ! On lache pas ! En tant que média on fait de notre mieux en faisant la promotion du Quad fédéré dans Lanaudière et au Québec ! Nous sommes de VÉRITABLES quadistes fédérés et de VRAIS bénévoles à la Zone Quad / Région de Lanaudière !
On vous dit merci encore d'être toujours fidèle au rendez-vous ! N’oubliez pas que nos chroniques sont rédigées par un quadiste bénévole passionné et que notre Page Facebook qui a été lancée en 2018 est une page qui informe avec de l’actualité en continu et qui fait la promotion de la bonne pratique du Quad en sentiers fédérés et d’une multitude d'autres sujets de société en général.
Soyez surtout bien avisé que notre petit média est entièrement indépendant et que notre travail en tant que communicateur est entièrement bénévole et que notre page Facebook La Zone Quad / Région de Lanaudière ne sera jamais de nature mercantile $$$ ou ne servira jamais à vous demander des sous.
Comme vous l’avez sans doute remarqué, la mise en page de notre chronique du Café Chaud vient de migrer vers un blogue afin d’améliorer la présentation de nos textes en tant qu’éditeur numérique et d’autres nouveautés sont à prévoir cet automne.
Ce matin on vous rappelle qu’au Québec, de plus en plus de municipalités se servent de l’article 626 paragraphe 14 du code de la sécurité routière (CSR) afin d’autoriser la circulation des quadistes sur des chemins publics qui sont à la charge de la municipalité. Ce pouvoir de légiférer de la part de nos élus (ues) municipaux est aussi clairement défini à l'article 73 de la LVHR. Le palier municipal avec son gouvernement de proximité a énormément de pouvoir en matière d’autorisation de la libre circulation pour les VHR (Quads et motoneige) sur les chemins publics dans une municipalité.
Au niveau provincial, la possibilité de circuler légalement pour les quadistes sur une route provinciale et numérotée relève de la juridiction et du pouvoir du ministère des transports et de la mobilité durable (le MTMD).
Les clubs Quads en autres sont appelés à négocier et à faire des demandes régulièrement aux 2 entités gouvernementales afin de relier leur réseau de sentiers et aussi pour autoriser légalement les traverses de chemins publics également.
Même si les véhicules Quad sont présent dans notre environnement depuis plus de 40 ans au Québec, dans les 2 cas une signalisation toute particulière et visuellement des plus spéciales en jaune doit être installée afin de prévenir de la présence de quadistes dans le flot de la circulation.
De plus, au niveau provincial il y a toujours la fameuse limite du 1 kilomètre de distance de circulation autorisée sur une route numérotée. Essayer d’obtenir une autorisation pour plus de 1 kilomètre de circulation pour un club est toujours possible mais ceci semble devenir des dossiers trop lourds au niveau administratif pour les bénévoles de nos clubs. Nous avons souvent en tant qu'utilisateur des sentiers, bénévole et média fait la suggestion de faire passer cette limite de 1 à 5 kilomètres… Sans réponse !
Ces règlements des plus restrictifs pour l'accès et la circulation sur les chemins publics en vigueur au Québec pour les véhicules Quads (motoquad et autoquad) nuisent à l'accessibilité des commerces, des postes d'essence, auberges ou des attraits touristiques pour nos amis (ies) quadistes.
C’est aussi le domaine du tourisme en général qui en souffre au niveau financier surtout en zone rurale et dans l'arrière pays où circulent principalement nos amis (ies) quadistes.
Pourtant, les quadistes payent une plaque d’immatriculation à chaque mois de Mars, possèdent une assurance responsabilité civile, possèdent un permis de conduire, roulent avec un casque et des phares avant et des feux de circulation, etc, etc, Mais malgré toutes ces exigences et l’obligations de se conformer à une multitude de règle et à la LVHR, les quadistes n’ont toujours pas accès LÉGALEMENT aux chemins publics et au bitume au Québec à moins qu’une signalisation spécifique l’autorise.
Au mois de mars de chaque année un quadiste doit payer pour le renouvellement des frais pour l'immatriculation de son véhicule Quad, un tout nouveau montant de 83,85$ qui vient d’être indexé cette année.
De cette somme de 83,85$, oui oui un montant de 21$ se dirige pour l’entretien des sentiers vers la poche des clubs et il y a même un beau 5,35$ comme frais ???.... Et oui un autre beau montant de 57,50$ du 83,85$ se dirige vers le fond des réseaux de transport terrestre destiné à l’entretien des routes, ponts, infrastructure, pistes cyclables, etc.
Sortez votre calculatrice !
57,50$ pour le fond des réseaux de transport terrestre ! Faites vos recherches… Nous au Café Chaud on a fait nos devoirs !
Au Café Chaud, on a même écrit à la SAAQ pour avoir des réponses plus précises et des éclaircissements sur ce montant de 57,50$ qui se dépose dans le fond des réseaux de transport terrestre, ce drôle de guichet automatique ! Comme réponse, les avocats de la SAAQ nous ont référé à des articles de loi (dans la LVHR) !
Comme amateur de plein-air, même si votre VTT sert juste pour aller dans le bois à quelques occasions, à la chasse ou à la pêche !... Oui ça prend une plaque d'immatriculation dans le bois !
Le fameux 57,50$ sur la plaque pour le fond des réseaux de transport terrestre est une contribution douteuse qui représente près de 26 millions $$$ (57,50$ x 450 000) annuellement pour l’ensemble des quadistes au Québec, car on peut penser que 450 000 quadistes payent leur immatriculation à chaque année.
Selon un article publié dans La Presse, ce fameux fond des réseaux de transport terrestre au niveau provincial serait déficitaire en ce moment… Les quadistes le supportent $$$ financièrement ! Merci aux 450 000 quadistes !...:-)
Il faut bien comprendre que les quadistes contribuent donc pour 26 millions $$$ au gouvernement provincial à chaque mois de Mars pour l’entretien des routes avec leur 57,50$ destiné au fond des réseaux de transport terrestre mais les quadistes doivent vivre avec une multitude de restrictions quand vient le temps de circuler sur la route et le bitume ou emprunter un chemin public.
Nous avons même remarqué qu'en Ontario le renouvellement de la plaque d'immatriculation d'un VTT coûte seulement 38$...???
Est-ce que ce 83,85$ et ce fameux 26 millions $$$ qui est collecté à chaque mois de Mars est une arnaque de la part de la SAAQ ?
Au niveau de la circulation des quadistes sur les chemins publics, il y a des endroits de villégiature avec tellement de circulation impliquant des quadistes que même les policiers en zone rurale n’ont plus la volonté ou même le temps d’intervenir pour faire respecter la loi et le code de la sécurité routière.
De plus, quand un quadiste conteste un constat d'infraction à la cour, le représentant des forces de l'ordre doit se déplacer au palais de justice et c'est une journée des plus couteuse pour le ministère de la sécurité publique.
Un policier qui voit un quadiste (quand même en infraction selon le CSR ou les lois municipales) aller mettre tranquillement « pout pout pout » sa chaloupe à l’eau sur le bord d’un lac avec son VTT a-t-il vraiment le goût d’intervenir si le quadiste porte son casque et est conforme à la loi avec son véhicule et que celui-ci roule prudemment sur un chemin public ?
Un véhicule Quad c'est aussi un véhicule utilitaire !
Est-ce qu’il serait préférable que notre ami quadiste descendre sa chaloupe à l’eau avec son gros F150 ?
Vous serez entièrement d’accord avec nous ce matin que toute cette législation archaïque entourant la circulation des quadistes sur un chemin public en zone rurale devient un véritable non-sens.
Le temps est-il venu de légiférer convenablement en assouplissant les lois afin de mieux réglementer la circulation des quadistes au Québec ?
Qui va réagir ? Et quand ?
C’est pour quand la fin de cette hypocrisie au niveau de la législation pour nos amis quadistes « en campagne » ?
On vous rappelle qu’il y a plus de 450 000 véhicules Quads immatriculés au Québec !
Ou bien on continue à jouer à l’autruche et des quadistes comme notre bon ami Tintin clanchent le pouce dans le fond pour aller gazer en infraction au dépanneur localisé au coeur du village ?
Pourtant il y a des solutions ! Comme légiférer intelligemment par exemple !
Qui n’a jamais vu un utilisateur de VTT délinquant passer rapidement tout phares éteint le soir sur une route provinciale en plus ? Bonne question !
On fait quoi du sentiment de sécurité pour nos citoyens ou nos villageois ? Bonne question !
Pourquoi cet aveuglement volontaire de la part de nos législateurs avec la circulation des quadistes au Québec ? Bonne question !
Un jeune acrobate de 14 ans sans aucun permis de conduire et avec aucune connaissance de base du CSR est autorisé en trottinettes électriques à circuler légalement sur un chemin public à condition de pouvoir mâcher de la gomme !
Et notre jeune apprenti quadiste de 14 ans qui veut se balader en sentier avec papa en conduisant un véhicule stable qui roule sur 4 roues… Lui notre jeune adepte de Quad on doit le faire poireauter jusqu'à 16 ans pour suivre la fameuse formation et obtenir une attestation qui est obligatoire…
Mais pourquoi 16 ans au juste pour faire du Quad au Québec ? Bonne question !
En Alberta c'est 14 ans l'âge minimum pour conduire un Quad !
Est-ce que les quadistes au Québec font face à une certaine forme d'injustice ou de discrimination ? Est-ce que c’est du laxisme de la part de nos gouvernements ? Bonne question !
Des assouplissements aux lois sont demandés depuis nombre d’années au niveau du Quad mais rien ne bouge au Québec…
En attendant le grand réveil ici au Québec, chez nos voisins du SUD aux USA les choses bougent dans l'État du Kentucky entre autres…
Ce matin on vous propose de lire une chronique du 30 Avril dernier de Enrico Punsalang de Rideapart.com que nous avons traduit pour vous en français.
Titre:
Les VTT seront bientôt autorisés sur la route dans le Kentucky, mais cela dépend de chaque comté.
C'est un pas dans la bonne direction vers des options de mobilité plus diversifiées, et une victoire pour nous, amateurs de sports motorisés.
Si vous avez déjà passé du temps à la ferme, en forêt ou même simplement à vous promener sur une grande propriété rurale, vous savez probablement déjà à quel point les VTT peuvent être utiles. Ces engins ne servent pas seulement à soulever la poussière sur les sentiers : ils peuvent transporter du matériel, remorquer des charges, transporter des passagers et se faufiler dans des endroits où un pick-up standard aurait du mal.
Dans certains cas, ils sont même plus polyvalents qu'un camion, surtout si l'on tient compte de leur maniabilité et de leur faible coût d'exploitation. Il n'est donc pas surprenant que de plus en plus de gens se demandent : pourquoi ne peut-on pas simplement conduire ces véhicules VTT sur la route ?
Eh bien, dans certains États, c'est déjà possible, en quelque sorte.
Quelques États américains autorisent l'utilisation des véhicules utilitaires et autres véhicules à usage spécial comme les VTT sur la voie publique, généralement avec des restrictions telles que des types de routes limités, des limitations de vitesse ou des exigences en matière d'équipements spéciaux.
Mais le Kentucky se lance dans la course avec le projet de loi 63 du Sénat, une nouvelle loi qui entrera en vigueur le 27 juin et qui confère aux communautés locales le pouvoir d'autoriser les VTT sur la voie publique. Il ne s'agit pas d'une légalisation complète à l'échelle de l'État, mais d'une étape significative vers l'adoption de solutions de mobilité plus diversifiées et adaptées aux besoins locaux.
La loi ne rend pas automatiquement toutes les routes accessibles, car elle laisse la décision aux comtés et aux municipalités. Cela signifie que votre communauté peut décider d'autoriser les VTT sur les routes de campagne peu fréquentées avec des restrictions minimales, ou d'appliquer des règles plus strictes en fonction des conditions de circulation et des préoccupations en matière de sécurité.
Les conducteurs devront immatriculer leur véhicule pour 10 $ par an et s'acquitter de frais d'inspection de 25 $ avant d'obtenir un titre de propriété. Ces véhicules devront également répondre aux normes de sécurité routière de base, notamment en matière de phares, de clignotants, de rétroviseurs, d'avertisseurs sonores et même de compteur de vitesse.
Le problème, cependant, c'est qu'ils seront toujours interdits sur les autoroutes et les voies rapides, et qu'ils ne pourront pas parcourir plus de 32 km sur une route avec marquage au sol.
Néanmoins, cette mesure est importante car elle reconnaît la réalité de l'utilisation actuelle de ces véhicules, notamment dans les communautés rurales où les VTT peuvent combler des lacunes en matière de mobilité que les véhicules traditionnels ne permettent pas. Mais cela n'est pas sans poser de problèmes. Les VTT ne sont pas dotés des mêmes caractéristiques de sécurité que les voitures, et leur partage de la route préoccupe les autorités.
De plus, chaque collectivité locale élaborant ses propres règles, la situation pourrait rapidement devenir confuse pour les conducteurs qui tentent de respecter la loi.
De toute évidence, la cohérence et une communication claire seront essentielles à l'avenir. Pour l'industrie des sports motorisés, cela pourrait toutefois être un signe avant-coureur. Nous pourrions voir davantage de véhicules utilitaires sport (VTT) conçus avec des kits homologués pour la route, voire des modèles préfabriqués destinés aux acheteurs à usage mixte.
Les concessionnaires pourraient ainsi exploiter un nouveau marché de conducteurs qui ne recherchent pas seulement le plaisir du week-end, mais aussi la praticité en semaine. C'est également un appel à l'industrie pour qu'elle se mobilise dans des domaines tels que la formation à la sécurité, l'innovation produit et l'engagement communautaire afin de garantir la pérennité de cet accès.
En fin de compte, le projet de loi SB 63 est une victoire pour la communauté des sports motorisés. Non, ce n'est pas une invitation à emprunter son côte à côte sur toutes les routes de l'État. Mais il s'agit d'un cadre réfléchi et flexible qui montre que les législateurs commencent à considérer les VTT non pas comme de simples jouets tout-terrain, mais comme des véhicules légitimes dotés d'une utilité réelle.
_ Fin de la chronique de Enrico Punsalang de Rideapart.com ici
En conclusion, certainement que nous sommes les pionniers et les premiers dans le monde du Quad organisé avec un réseau de sentiers balisé de plus de 30 000 kilomètres mais est-ce que nous serons les derniers au Québec à permettre la libre circulation des quadistes sur les chemins publics en zone rurale ? Bonne question !
Comme le dit si bien le proverbe… Les premiers seront les derniers !...:-(
Bon café chaud !
/ La Zone Quad
Chronique Expresso #205
Édition du 18 Mai 2025
Pour lire la version intégrale en anglais de la chronique de Rideapart.com vous pouvez cliquer sur ce lien :
https://www.rideapart.com/news/758024/utv-street-legal-kentucky-soon/












