L'or blanc... Un avenir incertain ?
Oui en ce matin du 12 Avril 2026 avec un bon café chaud on aimerait souhaiter la bienvenue à tous nos amis (ies) quadistes, homme et femme qui roulent en sentiers fédérés !
Oui ce matin vous pouvez lire notre 237ième chronique au Café Chaud ! On lache pas ! En tant que média on fait de notre mieux en faisant la promotion du Quad fédéré dans Lanaudière et au Québec ! On vous rappelle que nous sommes de VÉRITABLES quadistes fédérés et de VRAIS bénévoles à la Zone Quad / Région de Lanaudière !
On vous dit merci encore d'être toujours fidèle au rendez-vous ! N’oubliez pas que nos chroniques sont rédigées par un quadiste bénévole passionné et que notre Page Facebook qui a été lancée en 2018 est une page qui informe avec de l’actualité en continu et qui fait la promotion de la bonne pratique du Quad en sentiers fédérés et d’une multitude d'autres sujets de société en général.
Soyez surtout bien avisé que notre petit petit média Facebook est entièrement indépendant et que notre travail en tant que communicateur et esprit créatif est entièrement bénévole et que notre page Facebook La Zone Quad / Région de Lanaudière ne sera jamais de nature mercantile $$$ ou ne servira jamais à vous demander des sous.
Au Québec, notre sport motorisé avec l’entretien des sentiers hivernaux est devenu une activité qui se pratique sur 4 saisons et sur 12 mois (ou presque, si on enlève la chasse et la période de dégel pour la plupart des secteurs). De son côté. la saison de motoneige dure de 10 à 16 semaines en moyenne dépendant des secteurs.
On entend beaucoup parler de changements climatiques, de nos beaux hivers Québécois qui ont changés et dans nos dernières recherches ou lectures au Café Chaud nous avons pris connaissance d’une toute récente étude rédigée sérieusement par la firme Ouranos entourant l’avenir du ski alpin.
Oui on se questionne entourant cette étude sur les sports de glisse…
Cette étude et ses projections sont quand même assez intéressante à lire et plusieurs points peuvent concernés aussi par la bande la pratique du Quad ou de la motoneige en saison hivernale surtout quand il est question de notre or blanc qui se fait souvent désiré certains hivers.
Nous venons quand même de vivre au Québec un hiver exceptionnel !
Est-ce qu’on doit vraiment s’inquiéter en 2026 pour l’avenir de nos sports hivernaux et de ce qui pourrait arriver en 2040-2050 ?
Est-ce qu’on dramatise nos vies avec des scénarios apocalyptiques ?
Est-ce qu’il faut prendre ce genre de projection avec un grain de sel ?
De toute façon, plusieurs d'entre nous vont manger du gazon par la racine ou reposer en cendre dans un bocal sur la tablette du foyer en 2050 !
Pourquoi au juste s’en faire avec l’avenir du Quad ou du ski alpin et devenir inquiet ou même anxiogène ? Bonne question !
En entreprise, la plupart des planifications stratégiques de la part des dirigeants ou des conseils d'administration se font pour une période de 5 ans de toute façon !
Pourquoi voir plus loin ? Pourquoi perdre notre temps avec l’avenir ? Pourquoi essayer de voir plus loin que le bout de son nez ? Bonne question !
Pour les sports de glisse, avec les annonces de projets qui ont été faites et les millions de dollars $$$ en subventions qui s'en viennent de la part du gouvernement Québécois, nous savons tous que le domaine du ski alpin va investir, et ce massivement dans les prochaines années, surtout au niveau des canons à neige, pour l'entretien des pistes, pour les infrastructures aussi !
Pour votre information en tant que quadiste, voici quelques points que nous avons relevés et qui semblent du moins assez pertinents et à retenir avec cette étude sur le ski alpin au Québec et nos prochains hivers québécois.
Titre de l’étude :
Diagnostic de vulnérabilité du système ski alpin face aux changements climatiques
Dans le but d’outiller les stations pour s’adapter aux changements climatiques, un outil de diagnostic de vulnérabilité face aux changements climatiques a été bâti, basé sur les résultats du portrait général de la vulnérabilité du système ski alpin. Cet outil permettra aux stations de faire leur propre diagnostic et de comprendre leurs forces (capacité d’adaptation) et leurs faiblesses (sensibilité), qui peuvent diminuer ou aggraver les impacts des quatre aléas climatiques hivernaux. Cet outil permettra également de mieux cibler les mesures d’adaptation à mettre en œuvre à la station, tout en s’inspirant des pistes du plan de résilience sectoriel.
L’industrie du ski alpin au Québec occupe une place majeure dans le développement régional et le tourisme et contribue de manière significative à l’économie des régions, avec 6,4 % du PIB touristique et 866 millions de dollars en retombées économiques pour l’année 2019 (Raymond Chabot & Grant Thornton, 2021). Toutefois, l’industrie du secteur du ski est et sera affectée à des rythmes inégaux parmi les stations et les régions par des chocs1 (p. ex. pluies extrêmes au printemps) et des stress (p. ex. impacts de la hausse des températures et des précipitations liquides sur les opérations hivernales) liés aux changements climatiques à des degrés divers sur chacune des quatre saisons.
En effet, toutes les régions du Québec se réchauffent, mais à des rythmes différents. Par exemple, l’augmentation des précipitations sera sous forme de neige dans les terres et en altitude alors qu’elle sera sous forme de pluie aux abords du Saint-Laurent et en basse altitude. Dans le sud du Québec, la baisse et la variabilité croissante des précipitations neigeuses couplées à la hausse des températures qui réduit les opportunités de fabrication de la neige engendrent déjà les impacts suivants : retard du début de saison, diminution de la durée de saison, diminution du domaine skiable disponible, et donc une marge bénéficiaire limitée pour réinvestir (Da Silva et al. 2019). C’est sans compter l’exacerbation probable d’autres risques physiques durant toutes les saisons, comme les mouvements de masse du sol et inondations qui ont des répercussions sur les actifs des stations (remontées mécaniques endommagées, sentiers de vélo défoncés, etc.) et les ressources humaines (manque de main-d’œuvre et besoin grandissant d’expertise et de formation).
Dans un contexte global marqué par les changements climatiques et la hausse des températures, les impacts observés au Québec et sur le système ski alpin vont s’accentuer, quelle que soit l’importance des émissions de GES au cours des prochaines années. D’autant plus que le réchauffement passé et futur au Canada est, en moyenne, environ le double de l’ampleur du réchauffement mondial (Bush et Lemmen, 2019). En effet, pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, visant à limiter la hausse de la température mondiale nettement en dessous de 2 °C, et de préférence 1,5 °C, la hausse des températures dans le sud du Québec, notamment, devrait se stabiliser à 3 °C pour la période de 2050-2100. Cependant, les engagements mondiaux actuels en matière de réduction d’émissions de GES nous positionnent sur une trajectoire avec une hausse moyenne de 3 °C à l’échelle mondiale d’ici 2100, soit 5 °C pour le sud du Québec (GEA, 2024). Il est donc inévitable pour les stations de ski alpin, comme pour tous les secteurs de l’économie, de mieux comprendre les vulnérabilités et de s’adapter face aux changements climatiques.
Sentinelles de l’économie de montagne, les stations de ski alpin constituent une branche importante du tourisme au Québec, qui agit déjà depuis plusieurs décennies pour augmenter sa résilience face aux changements climatiques. Toutefois, peu d’études ont porté sur la compréhension avancée de la vulnérabilité d’un système, qui comprend la sensibilité et les capacités d’adaptation face aux changements climatiques.
D’une part, la sensibilité représente les facteurs intrinsèques des stations et du secteur qui les rendent plus ou moins sensibles aux stress et chocs climatiques, qui peuvent se répercuter aux maillons supérieurs du système (p. ex. les fournisseurs et skieurs), et aux acteurs indirects (p. ex. les fabricants d’équipements de sport ou associations touristiques). D’autre part, les capacités d’adaptation représentent les différents leviers permettant de rebondir ou prévenir les impacts climatiques. Ce rapport synthèse présente les résultats du projet de diagnostic de vulnérabilité du système ski alpin face aux changements climatiques, ainsi qu’un outil d’autodiagnostic de la vulnérabilité destiné aux stations.
Le portrait de la vulnérabilité a porté sur les aléas climatiques prioritaires hivernaux qui touchent le plus les stations du Québec, à savoir :
• Hausse des températures hivernales. À l’horizon 2021-2050, les températures moyennes hivernales pour le Québec ski augmenteront de +1,7 °C par rapport à la période historique (1991-2020), selon les deux scénarios d’émissions (modérées SSP2-4.5, élevées SSP3-7.0), alors qu’à l’horizon 2041-2070, l’augmentation sera de +2,3 °C selon le SSP2-4.5, et +3,1 °C, selon le SSP3-7.0.
• Hausse du nombre de jours de gel-dégel. À l’horizon le plus proche, le nombre de jours de gel-dégel augmentera de 5 jours puis 7 jours d’ici 2041-2070 selon les deux scénarios. Cependant, il est important de regarder la distribution mensuelle pour mieux comprendre les changements : les projections montrent une hausse du nombre de jours de gel-dégel en décembre, janvier, février et mars ; le mois de novembre se situe à la frontière avec des hausses dans certaines régions et des baisses dans d’autres, et enfin des diminutions sont projetées en avril, quel que soit l’horizon.
• Hausse du nombre de jours sans couvert de neige naturelle au sol. Les jours sans couvert de neige naturelle augmenteront sur tout le Québec ski de 4 jours à l’horizon 2021-2050, puis +6 à +8 jours à l’horizon 2041-2070 selon les deux scénarios (RCP4.5 et RCP8.5). Cette hausse sera plus marquée au sud de la vallée du Saint-Laurent avec +13 jours en Estrie et +19 jours en Montérégie.
• Hausse de la pluie hivernale. Les précipitations liquides augmenteront de 33 mm et 43 mm respectivement aux horizons 2021-2050 et 2041-2070 selon le SSP2-4.5 pour tout le Québec ski (28 mm et 48 mm selon SSP3-7.0), avec des tendances plus marquées au sud de la vallée du Saint-Laurent.
• Pour tous ces indicateurs, les hausses se poursuivent à l’horizon 2071-2100 et les différences entre les scénarios d’émissions de GES deviennent plus marquées.
Vous aimeriez lire l’étude au grand complet ? Rendez-vous à l’adresse suivante
Maintenant que nous pouvons croire que l’or blanc se fera plus rare un jour avec toutes les études sérieuses qui sont réalisées aux niveau des sports de glisse… Est-ce que le Quad fédéré doit commencer à réfléchir à son avenir et ce, au-delà de 5 ans ?
Est-ce qu’on doit penser à investir dès aujourd’hui pour obtenir une surface de roulement qui sera d’une composition différente, mieux adaptée, mieux drainée et résistante aux caprices de dame nature.
Si les précipitations deviennent de plus en liquide en hiver… Est-il possible d’adapter les surfaces de roulement en développant de nouveaux types d'agrégats et en les étendant en multi-couche ? Est-il possible de mieux drainer les sentiers afin d’éviter les effets de gouttières ? Est-il possible d’atténuer ou de contourner les pentes abruptes afin d’obtenir des sentiers Quads qui seraient un peu plus linéaires et aussi beaucoup plus large ? Est-ce qu'il faut grossir le diamètre des ponceaux ?
Est-ce que la pratique du Quad en saison hivernale est condamnée à devenir des sentiers de bouette en 2040-2050 ? Bonne question !
Peut-être qu’un jour assez lointain il sera devenu impossible de surfacer les sentiers Quads en hiver… Est-ce qu’il faut réfléchir déjà à quel type de machinerie multi-fonctionnelle sera nécessaire pour faire face à ces nouveaux hivers qui seront composés d’un mélange de pluie, de neige, de surfaces glacées et d'épisodes de verglas ?
Est ce qu’on doit penser à développer des équipements de surfaçage beaucoup plus léger, plus flexible comme des Defender de BRP à chenilles avec une pelle et pouvant tirer une mini gratte de surfaçage ?
Sans oublier qu'un Defender de BRP équipé de chenilles avec une petite remorque ça peut aussi servir au débalisage et au ramassage des poteaux dans la boue au printemps !
Avec les changements climatiques annoncés, est-ce qu'on devra penser à faire un surfaçage de jour le week-end avec un équipement léger quand la surface de roulement des sentiers deviendra plus périlleuse ?
Avec les sentiers qui deviennent souvent des patinoires en hiver, pour la sécurité des utilisateurs est-ce qu’on devra rendre l’installation des pneus cloutés obligatoire un jour ? Bonne question !
Avec la guerre au moyen-orient et l’inquiétude envers les énergies fossiles qui va donner un second souffle à la motorisation électrique à travers le monde, est-ce qu’on verra enfin des véhicules Quads électriques dans nos sentiers bientôt ? Bonne question !
Si c'est le cas, est-ce que les quadistes auront un accès facile et direct aux bornes de recharge qui seront installées dans des points de services sur les chemins publics ? Bonne question !
Malheureusement au Café Chaud on a pas de boule de cristal et on a pas de réponses !
Par contre oui on en pose des questions !
En conclusion, on peut juste constater en lisant attentivement cette étude sur le ski alpin de la firme Ouranos que les chutes de neiges pourraient devenir pas mal plus liquide au sud du Québec d’ici quelques années…
Les bénévoles de nos clubs connaissent très bien leur propre réseau de sentiers et leur point faible… Est-ce qu’on doit déjà commencer à bien identifier et surtout à documenter les tronçons de sentiers Quads qui sont problématiques en faisant une bonne planification des sentiers à améliorer ?
Est-ce qu’une partie du réseau de sentiers Quads fédérés devra carrément devoir se transférer en hiver sur les routes et sur les chemins carrossables au Québec ? Bonne question !
Avec le manque de neige, est-ce qu’on sera dans l’obligation de réduire les kilomètres de notre réseau de sentiers en terre privé ? Bonne question !
Faute d’investissement en machinerie et avec le sous-financement, est-ce que des clubs Quads hivernaux vont carrément être rayés de la carte en 2040-2050 ? Bonne question !
Est-ce qu’un réseau de sentiers Quads fédéré de plus de 25 000 kilomètres de sentiers avec 100 clubs éparpillés un peu partout peut résister face à l’urbanisation et aux pertes de droits de passages en terre privé ? Bonne question !
Comment faire pour assurer la pérennité de notre réseau de sentiers sur le long terme ?
Pourquoi ne pas inclure dès aujourd’hui les sentiers Quads existants dans le schéma d’aménagement de nos MRC et essayer de les protéger en limitant les constructions résidentiels ou industriels aux abords de nos sentiers Quads ? Bonne question !
Pourquoi c'est toujours aussi compliqué de développer des sentiers VHR dans les ligne électriques qui sont pourtant des corridors parfaits pour la pratique du VHR au Québec ? Bonne question !
…« Ben la la faut pas commencer à jouer à Nostradamouse avec le VTT pis avec des prédictions pis la la la vie est déjà stressante de maime la la »…
Est-ce qu'on aurait grand besoin aujourd'hui de l'aide de notre bon ami feu Paul Houde avec sa petite souris blanche afin de prédire notre avenir ?
Est-ce qu’il faut bien réfléchir, juste méditer ou bien... Agir maintenant ?
L’or blanc… Un avenir incertain ?
Tout comme le ski alpin...
La pratique du Quad en hiver… Un avenir incertain ?
Un peu comme le domaine des sports de glisse vont devoir le faire… Est-ce qu’il serait un peu plus sage de commencer à investir dans nos sentiers Quads bientôt ? Bonne question !
On vous rappelle que notre chronique de ce matin est notre point de vue et une constatation de la situation en tant que quadiste fédéré, bénévole et éditeur du Café Chaud !
Un immense MERCI encore une fois à nos nombreux lecteurs et lectrices qui nous suivent à chaque semaine avec notre chronique dominicale du Café Chaud !
Bon Café Chaud et bonne randonnée à tous !
Par : l’éditeur en chef
/ La Zone Quad
/ Chronique Expresso #237
/ Edition du 12 Avril 2026



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